mardi 16 septembre 2008

Koyasan

Perché en haut du Mont Koya, accessible en téléphérique et haut-lieu de spiritualité typiquement zen, le village dans lequel nous avons séjourné, ainsi que l'ensemble de la montagne étaient interdits aux femmes jusqu'à la fin du XIXème siècle. Abritant de nombreux temples habités par des moines bouddhistes, Koyasan est une destination de pélerinage pour de nombreux Japonais en quête de sérénité et de méditation. Séjourner dans l'un de ses temples fait partie des quelques opportunités de logement du coin. ceci demeure assez onéreux (de l'ordre de 150€ la nuit) mais extrêmement authentique dans la mesure où vous partagez la vie des bonzes (essentiellement végétariens...). Emblême du Japon d'autrefois, il y règne une atmosphère très particulière. Comme un peu partout au Japon, les saisons font évoluer le paysage et le magnifient, il est donc difficile d'en recommander une en particulier. Une chose est certaine néanmoins, l'expérience restera inoubliable. Quelques détails des lieux incontournables de ce site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO : http://www.tourisme-japon.fr/jnto150/index.php?option=com_content&task=view&id=19&Itemid=39.



Izu-Hakone

La région d'Izu fait elle aussi partie du Japon traditionnel, berceau de nombreuses réalisations artistiques ou oeuvres littéraires tel le prix Nobel Izu no odoriko (The Izu Dancer - Kawabata Yasumari - 1974). La vie y est lente et agréable, et s'écoule, ici encore, au fil des saisons. Le ryokan (hôtel traditionnel Japonais) dans lequel nous avons séjourné, en bordure de torrent, a hébergé différentes personnalités Japonaises du monde des arts (acteurs de kabuki, écrivains...) venues chercher ici l'inspiration nécessaire à l'épanouissement de leur activité. Le site web suivant présente le lieu: http://arairyokan.net/english/. Les hot springs naturels, dont les Japonais sont particulièrement adeptes, sont un autre facteur d'attractivité d'Izu-Hakone.




Geishas (Kyoto)

A Kyoto, une fois par an et à l'occasion du Baika-Sai (que l'on pourrait traduire par "fête des pruniers en fleur") , les geishas et maikos sortent de leurs okiya pour une célébration offerte au public. Près de 100 000 personnes viennent assister à cet évènement, depuis toutes les régions du Japon. Seuls 1 500 billets sont vendus, donnant accès au carré où celles-ci se regroupent pour servir le thé à leurs convives d'un jour. Nous avons fait partie des heureux élus et avons pu les approcher le temps de quelques heures, privilège réservé d'ordinaire à l'élite Japonaise. Monde méconnu et souvent fantasmé, l'univers des geishas est empreint de mystère, généralement incompris des occidentaux qui croient, à tort, que ces femmes sont des prostituées. Elles maîtrisent, entre autres, la danse, la comédie, le chant, certains instruments typiques tel le shamisen, et ce que les Japonais considèrent souvent comme de l'art: la conversation et la cérémonie du thé. Elles prodiguent leurs talents lors de banquets et évènements commandés principalement par les grandes sociétés du pays, les membres du gouvernement, les familles royales et impériales ou encore le monde des artistes. Elles sont principalement concentrées dans le quartier de Gion, à Kyoto: http://en.wikipedia.org/wiki/Gion.



Hida Takayama

Ancienne cité que l'on pourrait qualifier de "médiévale", Hida-Takayama est elle ausi parvenue à préserver cette atmosphère de tradition et d'ancien temps. Les ex maisons de marchands sont restées intactes et donnent ainsi une cohérence architecturale à la ville. Cette dernière accueille deux fois par an (printemps et automne) le festival Takayama, réputé comme l'un des trois plus beaux du Japon, avec le festival de Gion à Kyoto et le festival de nuit de Chichibu, dans la préfecture de Saitama. Un artisanat de grande qualité y est développé à longueur d'année. Hida Takayama est une étape agréable lorsqu'on souhaite par exemple se rendre à Shirakawa-Go et le trajet en bus pour lequel nous avons opté permet de profiter d'un paysage sauvage et fascinant.



Shirakawa-Go

Shirakawa-Go reste assez peu connu des occidentaux (Tokyo, Kyoto ou Osaka sont souvent les lieux "prioritaires" sélectionnés lors d'un voyage en terre nippone). Ce village est pourtant unique et sa beauté est particulièrement émouvante. En y arrivant on a l'impression de faire partie intégrante d'un tableau, peint dans le but de magnifier la saison hivernale. Ce village de 1900 habitants, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, donne l'impression d'avoir atteint un autre monde. Les opportunités d'hébergement sont assez nombreuses, une liste non-exhaustive est disponible ici: http://www.vill.shirakawa.gifu.jp/e/. Une nuit sur place, dans une grande maison de style Gassho, nous a coûté dans les 150€, comprenant le dîner. Ici encore, le Japon traditionnel est à l'honneur et je ne peux que vivement recommander de visiter ce lieu inoubliable, propice à la méditation. Entre autres produits régionaux, le saké de Shirakawa-Go est réputé pour son extrême pureté.




Kyoto

Quatre nuits passées à Kyoto permettent de visiter une bonne partie de cette ville magnifique où tradition et modernité s'accordent parfaitement. Certains néanmoins regrettent cet aspect de modernité qu'ils jugent inapproprié (comme par exemple dans le cas de la construction de la gare centrale qui fit grand bruit à l'époque - personnellement je trouve le résultat très réussi). Voir Kyoto sous la neige était un rêve qu'il me fallait à tout prix réaliser. Une fois encore nous eûmes énormément de chance: plusieurs personnes (d'âge avancé) nous ont cerifié qu'il n'avait pas neigé ainsi depuis plus de 60 ans. Inutile de dire que la conséquence de cette abondance de neige est tout simplement féérique: preuve en est le nombre de photographes professionnels et amateurs parcourant la ville du matin au soir pour capter des images d'une extrême rareté. Les photos ci-contre représentent le Kinkaku-Ji, le Pavillon d'Or, l'un des emblêmes de la ville (http://fr.wikipedia.org/wiki/Kinkaku-ji), ainsi que la Tour de Kyoto, ou encore le temple Fushimi Inari (http://www.japan-guide.com/e/e3915.html).